La chronologie. L’avion décolle dimanche soir de Rio de Janeiro à 19 h 30 heure locale (0 h 30 heure de Paris). Il est attendu à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à 11 h 15. Des contacts normaux ont été maintenus avec l’appareil jusqu’à 3 h 30 lundi matin (heure de Paris) avant que l’avion n’entre dans une zone “de fortes turbulences et d’orages” selon Air France. Le dernier message envoyé automatiquement par l’appareil pour signaler une panne électrique a été reçu à 4 h 14. L’avion a ensuite disparu des écrans radar. Peu après 9 heures, sans nouvelles de l’avion, Air France a décidé d’ouvrir une cellule de crise, jugeant la situation “très grave”.
Les passagers. 228 personnes, passagers et membres de l’équipage, étaient à bord. Il est difficile de connaître précisément leur nationalité. Lundi soir, Air France a annoncé de nouveaux chiffres : 73 Français dont les douze membres d’équipage, 58 Brésiliens et 26 Allemands. En tout, trente-deux nationalités seraient touchées. Le directeur général d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, a expliqué que différents décomptes ont dû être établis jusqu’à présent en raison de plusieurs cas de passagers dont la double nationalité devait être vérifiée. Trois responsables de Michelin (deux Brésiliens et une Française) étaient dans l’avion.
Les causes. On ignore pour l’instant les causes de cette disparition. L’hypothèse d’un détournement “est clairement écartée”, a déclaré le ministre des transports français, Jean-Louis Borloo. Selon François Brousse, directeur de la communication d’Air France, l’appareil a vraisemblablement “été foudroyé”. Mais certains experts doutent que la foudre soit l’unique cause de la disparition du vol Rio-Paris, comme Pierre Sparaco, spécialiste de l’aéronautique civile (écouter le son “Normalement, la foudre ne peut pas avoir de conséquences graves pour un avion”). L’appareil, un Airbus A 330, mis en service en 2005, avait été contrôlé le 16 avril sans qu“aucune défaillance notable” ne soit détectée, selon la direction d’Air France (lire le communiqué d’Air France).
Les recherches. Des recherches ont immédiatement été engagées de part et d’autre de l’Atlantique, avec des avions de reconnaissance français, brésiliens et espagnol. Aucune trace de l’appareil n’avait été repérée lundi en début de soirée et aucune de ses trois balises de détresse n’avait émis de signal. “La catastrophe (…) s’est produite à mi-chemin entre les côtes brésiliennes et les côtes africaines et la zone concernée est cernée à quelques dizaines de milles nautiques près [un mille nautique équivaut à 1,85 km], a affirmé le directeur général d’Air France, Pierre-Henry Gourgeon. Il a aussi déclaré que “l’avion est équipé de balises Argos qui peuvent émettre plusieurs jours et permettre de le repérer”. La France a par ailleurs demandé le concours des moyens satellitaires d’observation et d’écoute du Pentagone pour tenter de localiser l’appareil.
Les réactions. Nicolas Sarkozy, qui est arrivé peu après 17 heures à la cellule de crise installée à l’aéroport de Roissy, a déclaré n’avoir “aucun élément précis sur ce qui s’est passé” à bord de l’Airbus A330. Il a ajouté que “les chances de retrouver des survivants [étaient] infimes”. “C’est un accident tragique”, a poursuivi le chef de l’Etat, qui a rencontré pendant une trentaine de minutes les familles des disparus “extrêmement dignes et courageuses”. Dans l’après-midi, Air France a également adressé “ses sincères condoléances aux familles et aux proches des passagers et membres d’équipage qui se trouvaient à bord du vol AF 447″ (voir la vidéo “Les condoléances d’Air France”).
Les proches. A l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, un message était diffusé à l’attention des proches des passagers, leur demandant “de se présenter au comptoir à l’arrivée du terminal 2E”. Une assistance psychologique y a été mise en place (voir le portfolio sonore “Les familles sont prises en charge à Roissy”), tout comme à l’aéroport de Rio de Janeiro. Trois numéros d’urgence pour les familles ont été ouverts : un numéro vert pour la France (![]()

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) et un autre pour l’étranger (![]()

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00 33 1 57 02 10 55
) par Air France, et le ![]()

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0 800 174 174
par le ministère des affaires étrangères.
SOURCE :lemonde
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Il s’agit sans doute d’une des plus grandes catastrophes dans l’histoire de la compagnie Air France : 228 personnes disparues, en plein vol, dans ce qui semble être un accident, mais dont les causes restent très floues. Il se dit que l’avion aurait été frappé par la foudre, qu’il y a eu une panne électrique. Ce qui est sûr qu’il y avait une forte dépression tropicale.
“J’ai fait souvent cette ligne, sur le même type d’avion comme commandant de bord, raconte Gérard Feldzer, directeur du musée de l’air et de l’espace au Bourget. On sait qu‘à cette période, les tempêtes se développent d’une façon monstrueuse. Si vous n’avez plus de radar, vous devenez aveugle, et vous ne pouvez pas faire de détour pour éviter ces orages. Et si vous rentrez dans ces orages, qui sont -je le redis- extrêmement violents, avec de la grêle qui peut être grosse comme le poing, et bien vous avez du mal à vous en sortir”.
D’ordinaire, les avions sont conçus pour faire face à ce genre de turbulences. Raison pour laquelle les spécialistes évoquent non pas une cause unique, mais une accumulation de circonstances.
Cet appareil, un Airbus A330, avait été mis en service en 2005 et révisé il y a un mois et demi.
SOURCE :EURONEWS
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Un A330 disparaît au-dessus de l’Atlantique
A 3 h 30, le vol AF447 n’a plus répondu. Un Airbus A330 d’Air France a disparu
A 3 h 30, le vol AF447 n’a plus répondu. Un Airbus A330 d’Air France a disparu
hier matin au-dessus de l’Atlantique,
entre Rio de Janeiro et Paris, ne laissant aucun espoir quant à d’éventuels survivants. L’avion a quitté le Brésil dimanche soir et devait se poser hier matin à 11 h 10 à Roissy. Il n’est jamais arrivé et a disparu des écrans de contrôle alors qu’il survolait l’océan Atlantique, avec à bord 216 passagers et 12 membres d’équipage. Le dernier contact radio entre l’appareil et les contrôles brésiliens remonte à 3 h 30, heure de Paris, selon la communication d’Air France.
L’hypothèse la « plus vraisemblable », selon la compagnie aérienne, est que l’A330 a été « foudroyé » en vol, alors qu’il passait dans « une zone orageuse avec de fortes perturbations » tropicales. Dans un dernier message, le commandant de bord aurait annoncé des turbulences et « après, on a perdu le contact », a déclaré Air France. Des messages automatiques envoyés par l’appareil ont fait part de multiples défaillances. La crainte d’un détournement ou d’un attentat a vite été « clairement écartée », a fait savoir hier Jean-Louis Borloo, ministre des Transports. « On est très probablement dans l’hypothèse d’un accident. Il doit y avoir eu accumulation de circonstances », a-t-il précisé. Mais aucune certitude hier soir sur les causes du crash de l’avion, qui n’a pas eu le temps d’émettre ses balises de détresse, ce qui laisse penser à un drame soudain.
Cet A330 totalisait près de 19 000 h de vols et a été mis en service en 2005. Son dernier contrôle datait du 16 avril et n’avait relevé « aucune défaillance », a indiqué Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France. Le commandant de bord, « très expérimenté », comptait 11 000 h de vol à son actif, dont 1 700 sur Airbus A330. Une cellule de crise a été mise en place dès 9 h 30 hier à Roissy, pour recevoir et informer les familles (lire notre reportage page 6), en présence de médecins et de psychologues. Dès la certitude d’une situation « grave », le Brésil avait envoyé des appareils de reconnaissance militaires au-dessus de l’océan pour tenter de localiser l’A330. Idem du côté de la France qui a fait appel au Pentagone. Sans succès. Selon nos informations, des nouvelles auraient circulé très vite au sein d’Air France hier matin sur la disparition d’un avion, notamment concernant les recherches par l’armée. W
Bastien Bonnefous
SOURCE : 20 MINUTE
Tags:, accident, airbus, airbus, aircraft news, airfrance, airplane, atlantique, aviation news, bresil, crash, crash
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